Tour de l'Écosse en 10 jours

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dimanche, novembre 2 2008

Biche, ô ma biche...

Ci-dessous la vidéo brute de pomme de notre rencontre avec les cervidés. Désolé pour les tremblements dû au zoom...

La vidéo est assez lourde à charger malgré tout.

Les statistiques de notre voyage !

Eh oui, il faut bien à un moment faire le bilan et quelques chiffres en ressortent. Ces informations vous seront peut-être utile si vous partez pour le même périple.

Les comptes

Commençons par le financier, parce que c'est important : après des calculs divers et variés, nous découvrons que notre budget s'est découpé en trois parties quasi équivalente :

  1. Le billet d'avion : comme annoncé dans un de nos premiers billets, à nous deux, pour un aller-retour Rennes-Edimbourg acheté 2 mois en avance : 466 €
  2. La location de voiture : 200 € lors de la réservation 1 mois avant, 110 € supplémentaires pour le rachat de franchise, et 153 € d'essence soit au total : 463 €
  3. La nourriture, l'hébergement et les achats divers : 114 € de nourriture (soit 11 €/jour pour deux personnes), 294 € d'hébergement (soit 30 €/jour pour deux personnes) et 89 € d'achats divers comme des cadeaux, des timbres, des visites et de la lecture soit 497 €

Un montant global donc d'environ 1500 € pour deux personnes pour 10 jours en Ecosse. Raisonnable ou pas ? Nous avons un peu de mal à le savoir vu que c'est notre premier périple aussi longtemps et aussi loin de notre chère France. Si le temps avait été un peu plus clément, je pense que nous aurions pu dormir plus souvent en tente et donc économiser pour le budget dodo. Côté nourriture, nous n'avons rien exagéré, pas un seul restaurant, juste un mac do le dernier jour.

Pour la location de voiture, nous n'avons aucun moyen de comparer, et pour 1273 kms parcourus, nous trouvons le prix assez raisonnable (0.36 €/kms).

Enfin pour les divertissements, nous tenons à prévenir les futurs visiteurs de ce fabuleux pays : le whisky en France est bien moins cher que là-bas, même à l'aéroport dans la zone duty free. Nous avons constaté une différence de 10 € sur la même bouteille avec le même package... ne vous faîtes pas avoir.

Les statistiques

Quelques chiffres pour agrémenter ce voyage :

  • 10 jours et 17 heures de voyage
  • 1273 kms parcourus
  • des centaines de moutons rencontrés
  • + de 24 heures de conduite
  • + de 10 heures d'attente dans l'aéroport d'Edimbourg avant notre retour en France
  • au moins 15 arc-en-ciel dont 5 dont nous avons vu l'un des pieds
  • d'innombrables lochs (lacs) longés
  • 3519 passing place dépassées et au moins 1234 panneaux rouge "reduce speed now" ou marquage au sol "SLOW"
  • 7 hôtels (et auberge) et 2 campings
  • 3 heures de vol
  • 1 pot de nutella, 2 pizzas et 1 burger
  • 1 sauna
  • 1 château visité
  • une température qui frôle les 0°C la nuit et parfois 5°C lors d'une journée
  • des milliers de flocons de neige lors d'une matinée
  • 1917 photos et pas mal de vidéos (environ 4h30)
  • 1 voyage inoubliable

Votre présence sur notre blog durant notre voyage (du 18 Oct au 29 Oct 2008) :

  • 280 visites (dont 226 sur Firefox, 22 sur IE7 et 12 enquiquineurs sur IE6 et le reste sur divers navigateurs)
  • 58 visiteurs unique absolus (en gros, 58 personnes sont au moins venus une fois voir le site)
  • 874 pages vues avec environ 3 pages vues à chaque visite et 4 minutes passées sur le site
  • 38 commentaires

Merci donc à tous pour votre présence et votre suivi tout au long de notre périple !

Ainsi s'achève ce billet tout pleins de chiffres et de nombres, j'espère que vous apprécierez. A venir, d'autres bilans et astuces pour nos successeurs !

mercredi, octobre 29 2008

Mercredi 29 Octobre - 12eme jour

Cette nuit d'attente pour le premier de deux vols (Edinburgh > Southampton, puis Southampton > Rennes) fut longue et bruyante. Dans un premier temps, nous nous étions installés près de la porte de départ, là où tous les gens se disent au revoir... Le flux ininterrompu de voyageurs se stopa net à 22H, heure du dernier vol de la journée. A partir de cette heure, les agents de nettoyage ont commencé la métamorphose de l'aéroport.

Les bancs où nous étions assis ont dûs être placés au milieu pour permettre aux employés de nettoyer les sols le long des murs. Doudou pris alors son premier quart pour surveiller les affaires tout en faisant du pc tandis que Fifi se reposait. Malheureusement, suite à un dysfonctionnement de l'alarme incendie, les employés de l'aéroport n'ont cessés de réaliser des séries de test. Toutes les cinq minutes, un message nous informait que des tests d'alarme allaient être effectués, et toutes les dix minutes retentissait effectivement le signal sonore accompagné du message adéquat d'évacuation.

Lorsque les techniciens de surface de l'aéroport ont commencés à passer la cireuse près de nos bancs, nous avons migré sur les banquettes d'un café de l'aéroport fermé pour la nuit. Un autre groupe fit la même transhumance. Lorsque Fifi prend à son tour son quart, Doudou tente quant à lui de dormir quelques minutes.

Hélas les tests de sécurité incendie ont doublés de rythme et il était tout à fait impossible de s'endormir. Ce n'est qu'à 2h30 du matin que les derniers messages retentissaient. Vers 3h30 du matin, les employés du café-restaurant d'à côté commençaient déjà à réouvrir leur boutique. A 4h, c'est au tour de la serveuse de notre café-dortoir de préparer ses produits.

A 5h heures, on décide de déserter le café-dortoir pour revenir à notre place initiale, près de l'embarquement. Aurore pique un petit roupillon. 45 minutes plus tard, nous préparons nos sacs pour le vol, et nous nous enregistrons.
Nous apprenons que nos gros sacs seront directement transportés d'un avion à l'autre. Chouette, mais du coup, nous prenons nos croissants avec nous.

Pour confirmer notre crainte, nous demandons à l'hotesse qui enregistre nos bagages si l'on laisser la bouteille de gaz dans le gros sac. Elle nous rétorque que non, même dans la soute, nous ne pouvons emporter le gaz.
On demandera à un point information si cette bouteille peut être utile pour quelqu'un (il aurait juste suffit de demander aux arrivants si cela pouvait les intéresser), la réponse fût de la mettre dans une poubelle normale. (Une bouteille pratiquement pleine !)

Nous passons la douane, celle d'Edinburgh ressemble à un abattoir : des files de gens qui traversent un portique avec une mine déconfite sans vraiment savoir ce qui les attend.
Nos chaussures puent, c'est une sorte de cadeau pour les douaniers. Fifi passe à l'aise mais en ayant enlevé sa ceinture, ses chaussures et toutes ses vestes. Doudou malgré ses vestes, ses godasses (en mode "stinky shoes") dans les bacs sonne encore.  Un jeune douanier en profite pour le palper du haut en bas. Il ne trouvera rien.

Pour continuer avec notre poisse légendaire, l'avion ne décollera qu'avec 25 minutes de retard. Tant mieux, on devait attendre 2h20 à Southampton. Une attente en Angleterre ou en Écosse nous revient au même du moment qu'on ne loupe pas l'avion nous ramenant sur Rennes.

Durant le vol, Doudou près du hublot aperçoit de la neige bien blanche sur le sol Anglais. A en juger par la taille de la ville vu de haut, cela peut-être Londres. Il a donc neigé en angleterre cette nuit !

Nous utilisons la fin de notre monnaie anglaise en prenant un petit café accompagné d'un Mars. L'équipe de foot junior de Liverpool était dans l'aéroport à faire des autographes et des photos aux petites minettes qui passaient.

La dernier vol de 40 minutes passe très vite, nous voyons le temps changé d'un beau ciel bleu à un ciel gris bien Breton : nous sommes chez nous !
Dernière mission, vérifier que les sacs ne se soient pas perdues en vol... Quelques longues minutes d'appréhension plus tard, c'est le soulagement. Le tapis nous délivre nos sacs. Nous sortons alors de l'aéroport accompagné de notre comité d'accueil.

Le retour sur Vannes nous impose de lutter contre la fatigue (on se relaiera pour ne pas sombrer) et le changement de conduite après 10 jours d'habitudes prises sur notre voiture de location.

Étape finale la moins amusante, un rangement et un nettoyage de nos affaires.
Restez dans les parages ces jours-ci car nous ferons un bilan du voyage, des billets pratiques, des vidéos, ainsi que des statistiques (kilomètrages, budget, stats du blog, etc...).

mardi, octobre 28 2008

Mardi 28 Octobre - 11ème jour

Réveil plus tardif qu'à l'habitude dans notre petite ferme de Comrie. Fifi ouvre les rideaux pour voir le temps et là, surprise bonus de dernière minute : de la neiiiiiiiiige ! Il a dû neiger un peu pendant la nuit. On se prend un petit-déjeuner assez français (pain, confiture, nutella, café au lait). Tout à coup, la neige se remet à tomber. Des petits puis des plus gros flocons obligent FIfi a mettre en pause son petit dej pour aller chercher son appareil photo.

Nous regagnons la chambre pour ranger les sacs du mieux qu'on peut en prévision du soir où nous devrons tout reporter sur nos frêles épaules. Après avoir payé la nuit, nous nous déplaçons vers Stirling, une ville limitrophe d'Edimbourg. A proximité de Stirling, nous remarquons un panneau signalant un Safari Park tout près de la ville. Nous suivons cette direction, hélas, quand nous arrivons sur le site, le parc est fermé et ne rouvrira qu'en mars prochain.

Nous devrons occuper notre journée autrement. Nous repérons un supermarché qui abrite une station essence et un tube aspirant. Nous vidons la voiture de nos sacs et aspirons en 8min (pour 1 pound) notre Peugeot 107. Nous garons ensuite la voiture sur le parking du Tesco (le supermarché en question).

Nous visitons ensuite la ville avec pour premier itinéraire le château de Sterling. Beaucoup de touristes ainsi qu'un parking dédié à 2£ et l'entrée au chateau à 8.50£, ça sent l'attrape-niguaud. Du coup, nous apprécierons le château de l'extérieur. Un plan nous indique une ballade à faire jusqu'au vieux pont de la ville. On passe par un joli petit parc qui nous amène sur une colline avec deux canons posés dessus. Le panorama vu d'en haut nous fait penser que la ville est plutôt "ville dortoir" et industrielles, rien à voir avec nos petits villages trognons du nord et de l'ouest de l'Ecosse.

On remonte dans le centre ville après avoir vu le pont, rien de spécial a signaler. Le petit restaurant-café "Darnley Coffee Shop" nous propose quelques petits plats alléchants, mais une fois installé, nous apprenons qu'ils ne prennent pas les cartes bancaires... On sort et recherche un nouvel endroit pour manger un plat chaud. Dans la galerie marchande "Thistle" de la ville, nous repérons un Burger King sur le plan. On entreprend de le chercher, mais après quelques allés et retour, nous comprenons qu'il a été supprimé.

Nous sortons affamés et dépités de cette galerie , et filons vers la voiture. Alors que nous évoquions la possibilité d'aller à un mac donald repéré en dehors de la ville, la même enseigne se présente au loin devant la sortie de la galerie. Notre ventre se réjouit d'avance. Nous mangeons donc à 15H un bon M (le hamburger) avec des frites et un donut couplé d'un muffin au chocolat en dessert.

Pour terminer notre petit tour de la ville, nous prévoyons des croissants et des pains au chocolat pour l'attente dans l'aéroport et cherchons un petit jeu (de carte ou de société) pour nous occuper le soir. Malheureusement, le tesco ne fournit pas ce genre d'objet, nous devrons nous occuper autrement...

En route pour Edinburgh, un ptit coup de mou au niveau des directions, trois tours de rond point et un détour pour ensuite trouver la bonne autoroute (qui sont gratuites, nous ne l'avons pas signalé auparavant). Notre prochaine mission était de trouver une station essence pour faire le plein puis la seconde était de trouver le parking des voitures louées. La première s'est achevée : Fifi en allant payer l'essence demande au caissier, qui parlait français, si il savait où le parking pouvait se trouver, mais il n'en avait aucune idée.

Nous repartons vers l'aéroport à quelques centaines de mètres et nous nous arrêtons dans un premier parking pour demander des renseignements (à une agence de location de voiture concurrente de la notre). Fifi est un peu embêtée mais une gentille dame la renseigne et lui file la pub de son agence pour notre prochaine location ...

Nous trouvons alors assez rapidement le parking qui nous concerne. Pas de pot, la place de parking où l'on avait pris notre voiture et qu'on nous avait expressément indiqué d'utiliser pour le retour est déjà occupée. Nous prenons donc une autre place (qui gênera quelqu'un d'autre plus tard).

Le bus qui nous emmène à l'aéroport est déjà là, nous grimpons arnachés de tous nos sacs. Le sac poubelle qui contient nos dernières denrées alimentaire est du plus bel effet. Nous rendons les clefs au guichet de "Budget" et nous sommes très étonnés de ne rien avoir à faire (signer) de plus... Nous montons à l'étage trouver notre place pour la nuit sur un des nombreux sièges de l'aéroport. Doudou repère une prise électrique. L'endroit est juste avant la porte d'embarquement (là où tous les adieux se feront).

Nous captons plusieurs signaux wifi dont un ouvert. Nous en craquons tout de même un, au cas où. C'est d'ailleurs celui-ci qui sera utilisé car le gratuit déconnait. Nous voilà installés pour une dizaine d'heures d'attente et à l'heure où on vous parle, il reste encore 9H30 d'attente avant l'enregistrement des baggages... la nuit va être longue.

lundi, octobre 27 2008

Lundi 27 Octobre - 10eme jour

Après une nuit reposante malgré l'arrivée bruyante de quelques énergumènes vers 23h à l'hôtel, nous voilà prêt attaquer cette dernière journée de découverte de l'Ecosse. Les quatres randonneurs de la veille sont prêt à partir lorsque nous finissons de petit-déjeuner. Ils ont l'air bien équipé et vont certainement effectuer l'ascension d'un mont voisin.

Nous utilisons un wifi ouvert à Fort William : même pas besoin de le craquer ! D'ailleurs, pour ceux que ça intéresse, cette ville grouille de wifi non protégé. Nous profitons de notre arrêt pour acheter dans une boulangerie française des croissants et des pains au chocolat.

Nous partons vers la forêt de Glen Nevis, en face du plus haut sommet d'Ecosse : le Ben Nevis à 1344 mètres. Nous nous sommes garés sur le parking "Braveheart" qui à l'origine à été créé pour le tournage du film éponyme. On prépare le sac pour pouvoir manger vers midi ne sachant pas si nous serons revenus à la voiture. Trois ballades nous sont proposées, la plus longue (celle que nous prendrons) fait 9 kms et nous emmène vers le Dun Deardail, une ruine d'un fort sur une colline, complètement enterrée.

Au départ, le temps est avec nous, le paysage que nous offre le sentier (qui ressemble plus à une route qu'à un chemin de rando) est varié : la forêt que nous traversons, le Ben Nevis et son sommet enneigé, ainsi que les autres pics et la vallée de Fort William au loin. A ce sujet, savez-vous que Fort William doit son nom à William Wallace (qui est interprété par Mel Gibson dans "Braveheart"), un des hommes ayant combattu pour l'indépendance de l'Ecosse ?

Au fur et à mesure de la montée, le soleil et les nuages jouent au chat et la souris. C'est arrivé en haut qu'un gros nuage gris gagne la partie, il pleuge (pluie/neige) pendant que nous apprécions le panorama. Le fort n'est pas franchement visible, on distingue seulement des restes de murs sous nos pieds. La nature a reprit ses droits, la terre et l'herbe ont recouverts les pierres.

La descente s'effectue rapidement, trop rapidement et l'éventualité d'avoir raté un bout de randonnée semble réelle. En refaisant le calcul du temps et du nombre de kilomètres indiqués, il nous semble avoir été trop rapide soit il y avait un autre chemin après le fort. Devant notre sandwich, la réponse restera inconnue.

Petit tour dans le centre de Fort William pour faire des courses pour le dernier soir en hôtel. La rue piétonne et commerçante est étonnamment peuplée pour un lundi de fin d'octobre mais le nombre de boutiques est tout de même un peu léger pour une ville très touristique.

Nous fuyons cette populace aussi vite que nous le pouvons pour amorcer notre descente vers Edimbourgh. Le soleil se couche et nous offre encore quelques délices pour nos yeux. Killin, notre destination, nous montre son joyaux, de turbulents rapides traversent le village de part en part. Le bourg est mignon comme tout et nous sommes heureux d'avoir choisi cette ville comme dernière étape nocturne.

Hélàs, notre bonne étoile nous lâche, le Youth Hostel (une maison victorienne) est fermé. Ni une ni deux, Fifi & Doudou prennent les choses en main, non sans un certain arrière-goût d'amertume. Tant pis, on arrivera encore de nuit ! On dégôte un hôtel indépendant sur une route que prévue mais qui reste dans la bonne direction. Les indications du Routard n'étant pas très claires pour cet hôtel, arrivés à la ville de Comrie, on demande à un gentil couple d'Ecossais pur souche la bonne direction.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons à bon port. Le warden s'apprête à partir, il nous repère et expliques vite fait à Doudou les instructions pendant que Fifi se soulage aux toilettes. L'hôtel est un ensemble d'anciennes bâtisses de ferme renovées, avec des pièces colorées mais pas très chauffées. Gros bonus, il y a une prise électrique dans la chambre et nous captons un signal wifi !

Pizza et yaourt à la vanille en dessert, un vrai luxe pour notre dernier repas chaud.

Dimanche 26 Octobre - 9eme jour

Ayant gagné une heure, notre réveil est vraiment très calme (quoique le vrai réveil n'ait pas sonné). Nous sommes les premiers réveillés et petit déjeunons tranquillement. Il fait déjà jour dehors et la vue est superbe. Petite toilette et packetage. Nous remplissons le livre d'or et discutons encore quelques minutes avec le gardien à propos des meilleurs coins de l'Ile de Skye a faire avant de partir.

Le temps est vraiment meilleur, toujours des nuages mais peu de pluie et de vent. Le paysage est donc bien plus agréable à voir. Une demie-heure après notre départ, la voiture bip et nous indique qu'il ne reste plus qu'un "carré" d'essence. Notre prochaine mission était donc de trouver une station essence ouverte un dimanche et assez rapidement

On décide de se diriger vers une ville avec des magasins (Portree) ce qui nous fait faire un petit détour de 8kms pour assurer la suite. Arrivée à la dite ville, une première station essence est fermée. Nous finissons par demander à un villageois dans le centre ville. Avec ses indications, nous trouvons rapidement la station essence salvatrice "National".

Nous repartons avec un plein qui nous coûte moins que prévu. Nous reprenons la route prévue vers la cible : Neist Point. Nous passons d'abord Dunvegan Castle, le château du clan MacLeod. Normalement, le château est payant. Lorsque nous rentrons dans le petit jardin, il n'y a personne pour nous faire payer. Fifi, frileuse, préfère donc ne pas s'aventurer plus loin pour ne pas être pris la main dans le sac vu qu'on avait pas prévu de le faire.

Nous empruntons ensuite une petite route entre les maisons et les moutons pour atteindre l'extrémité de la côte. Une fois garé, nous descendons a pied jusqu'au phare. On marche sur une sente bétonnée faite de marches et de pentes. Une barrière est présente ce qui ne nous étonne pas vu que le vent nous déporte de notre trajectoire en marchant.

Le phare n'a rien d'exceptionnel, la vue par contre est inattendue. En face l'océan avec parfois au loin des rideaux de pluies entrecoupés de rayons de soleil, à gauche, des falaises et au loin des cascades tombant dans la mer...

Doudou au volant, nous filons (clock's ticking !) droit vers Dornie et son château de princesse Eilean Donan Castle cher à Fifi. Nous découvrons au passage les Cuillins : les montagnes les plus hautes de l'Ile. Plusieurs arrêts aux panoramas prodigieux s'enchaînent...

Nous mangeons finalement à 14H30 dans la voiture, sur le parking du château. Quelques minutes avant 15H nous prenons un ticket d'entrée et apprenons que la billeterie ferme à 15H et le château une heure plus tard. Nous avons juste le temps de le visiter. Les pièces sont fermées juste après nous (ils nous pistaient avec leur talkie, on se sentait à peine de trop). Un peu dommage car les pièces visitables étaient bien travaillées et rassemblaient beaucoup d'objets recueillis de l'histoire du château ou reconstitués pour mieux comprendre.

Le soleil commence déjà à se coucher vers 16H lorsque nous sortons (un peu poussés). Fifi tient à prendre des photos du pont un peu plus loin. Malheureusement, les couleurs sont parties avec le soleil... mais pour nous consoler, le temps est calme et agréable.

Fifi reprend le volant pour les derniers 60 kms de la journée jusqu'à notre hôtel scandinave. Nous aperçevons les "Five sisters" qui dépassent toutes les 1000 mètres. Un dernier panorama pour la route, il fait déjà beaucoup plus froid. Des nuages menaçant vont nous poursuivre sur la route. Nous trouvons rapidement l'hôtel grâce aux excellentes indications du guide du routard.

Les wardens sont bel et bien originaires de pays scandinaves (on ne sait pas lequel). Le sauna attendu est bien là et fonctionne parfaitement (une fois qu'il est chauffé). Nous l'utilisons dès notre arrivée pour environ 45 minutes d'humide chaleuuuuuuuur !

4 randonneurs rentrent de leur escapade et prennent leurs aises dans la cuisine (cela fait quelques jours qu'ils sont là). Nous miamons des pâtes (pour changer) et une tranche de brioche-nutella bien français. Une bonne nuit nous attend dans notre chambre aux lits jumeaux. Demain dernière journée dans les Highlands avec peut-être quelques flocons de neige. Mardi, il faudra se diriger vers Edimbourg, laver la voiture pour la rendre, et prendre notre avion le matin très tôt.

dimanche, octobre 26 2008

Samedi 25 Octobre - 8eme jour

Réveil à 7H05 presque normal. Nous mangeons et nous lavons rapidement. Le toaster marche pour une fois super bien, un délice. Les sacs prêts à partir, nous sortons, et là, vision d'horreur : il pleut et vente plus fort que la veille. Il est 8H30 lorsque nous allumons la voiture. Nous tentons une première connexion wifi tout près de la youth hostel mais il ne s'agit pas d'une connexion qui nous intéresse.

Nous tentons une nouvelle fois mais le signal n'est pas assez fort sur le parking. Nous partons donc sur la route en espérant trouver un meilleur signal dans la ville suivante. La conduite est assez difficile vues les conditions climatiques. Le paysage se réduit a une couche grisâtre et complètement opaque (genre brouillard parsemé de rideaux de pluie). On apprendra plus tard qu'une alerte de tempêtes violentes a été émise sur la partie nord et ouest du pays : pile poil où nous sommes.

Nous arrivons à Shieldaig, un tout mignon petit village au bord du Loch. Le pc sur les genoux de Fifi, nous captons le wifi avec vue sur le loch et petit parking. Une demie-heure de net et nous repartons sur la route touristique qui va de Torridon à Lochcarron.

On devine que les paysages de cette petite route sont magnifiques, malheureusement le temps épouvantable ne nous permet pas d'en jouir. Il s'agit une nouvelle fois d'une route monofile et montagneuse. Le vent et la pluie rende la conduite très fatiguante. Fifi se propose de prendre le volant pour faire le dernier tiers du chemin. Par chance, pour Fifi (c'est sa deuxième conduite) la route est plus simple : on arrive sur le versant descendant de la colline (600 m) et le brouillard nous entoure, le vent redouble de ce côté-ci et la pluie bat le pare-brise.

Nous arrivons sain et sauf au bout du chemin et ce petit cours accéléré de conduite pousse Fifi à continuer sur tout le reste du voyage jusqu'à l'hôtel (sauf les deux cents derniers mètres).

Premier arrêt de la journée à Dornie où nous découvrons le fameux Ealen Donan Castle que Fifi souhaitait tant voir : c'est le château qui est utilisé dans le film "Maid of Honor" (avec Patrick Dempsey) et un des derniers 007 (James Bond). Il est déjà midi et vu le temps, nous mangeons dans la voiture (sandwich et chips (Cheese & oignons) pour ne pas changer). 

Quand une éclaircie vient finalement, nous sortons voir ce qu'il en est de la visite du château. Hélas, à cause de la force du vent, il n'était pas permis de traverser le pont qui mène au château. De plus, un mariage y avait lieu dans l'après-midi ou le soir et les dernières visites s'arrêtaient à 14H30. Nous décidons donc de laisser tomber pour aujourd'hui et y repasserons demain (c'est sur notre route).

Nous partons donc pour notre destination du soir : Isle of Skye. La pluie s'est un peu calmée mais le vent revient de temps en temps (tout dépend des collines alentours). Nous passons sur l'Ile via un pont assez venté tout de même. Le paysage est un peu plus visible.

Après la ville de Portree (Port Righ en Gaëllic), nous aperçevons un rocher qui pointe tel un menhir breton. C'est "The Old Man of Storr", le fameux menhir de l'Ile qui mesure environ 50 mètres de haut et qui doit sa formation à l'érosion à la fin de l'air glaciaire. Les vikings s'y rendaient déjà à l'époque.

Pour l'atteindre, on fait une heure de randonnée classique mais avec un bon dénivelé. Puis une bonne demie-heure de grimpette parmis le chaos rocheux pour toucher du doigt (en fait de la moufle) le Old Man. Là haut, clichés obligatoires tellement le panorama est idyllique.

Puis nous redescendons rapidement (le vent dans notre dos à nouveau) vers la voiture. Nous croisons quelques petits lapins sauvages venus s'installer pour la soirée. Nous avons presque chaud tellement nous sommes bien couvert par simple habitude désormais.

Quelques kilomètres plus loin, nouvel arrêt pour le Kilt Rock : une cascade assez haute qui tombe directement dans la mer. Une petite avancée nous permet de la voir de profil avec en fond, les falaises de Staffin.

C'est dans cette zone qu'ont été découvertes des empreintes de dinosaures, dont récemment en 2004, les plus petites empreintes de pieds.

Il est déjà 17h passé, nous devons désormais rechercher le camping de Staffin pour voir si il est praticable. Après quelques détours, nous découvrons qu'il est fermé. Nous optons pour notre deuxième choix (nous avions préparé un troisième au cas où) : un hôtel indépendant à Flodigarry.

L'itinéraire fournit par le Routard n'est pas très clair et nous nous égarons un peu. Nous finissons par aller demander dans une maison aux fenêtres allumées. Nous n'étions pas loin mais pas dans la bonne direction. L'hôtel était visible de la maison où nous nous étions arrêtés. Doudou reprend le volant pour terminer notre route (3 minutes).

De nuit, l'hôtel ne paye pas de mine mais l'intérieur et surtout le propriétaire (warden) est adorable. Dès le début, il repère notre accent français (il connaît quelques mots) et nous tape la discute. Il nous fait signer sa pétition pour l'indépendance de l'Ecosse. Nous arrivons à tenir la discussion quelques minutes.

Il nous propose une chambre pour nous deux seulement. Elle est déjà chauffée. L'hôtel est très coloré : les chambres roses et vertes, la cuisine et le salon jaune et vert. Nous nous préparons de bonnes pâtes à la soupe. Le gardien revient discuter un peu avec nous. Demain il nous donnera deux trois bons endroits pour voir correctement les montagnes nommées les "Cuillins".

Une douce nuit s'annonce puisqu'à 2H, nous changeons d'heure. Nous gagnons une heure de sommeil.

samedi, octobre 25 2008

Vendredi 24 Octobre - 7eme jour

Réveil à 7h, nous nous donnons jusqu'à 8h30 pour manger, se doucher, partir, et faire un peu de net via le wifi de la veille. Nous sommes quasiment dans les temps, nous partons pour le post-office (la poste) à 8h40. Le gentil commerçant qui nous avait aidé la veille à joindre les propriétaires de l'hôtel s'occupe aussi de l'essence et du mini-bureau de poste de la ville (les Mackays & Son doivent gérer la ville de Durness).

Aujourd'hui, nous avons passé la majorité de la journée dans la voiture et heureusement car le temps n'était pas avec nous. Nous faisions des arrêts photos (et vidéos) à chaque beau panorama. Il fallait aussi jongler avec les conditions climatiques. Généralement on essayait d'attendre quelques minutes une éclaircie. Le vent rajoutait une dernière difficulté : selon l'orientation du vent, soit la portière se fermait toute seule soit la voiture tanguait.

Soudainement, Fifi s'écrit : "Oh une biche sur la route !". Doudou ralentit brusquement et nous aperçevons une deuxième biche fuyant entre la route et un grillage à cheptel. Nous continuons doucement pour ne pas l'effrayer. Une centaine de mètres plus loin, un nouveau groupe de cervidés apparait. Un magnifique cerf et ses deux biches broutaient tranquillement.

Nous arrêtons la voiture sur le bas côté et nous approchons avec nos appareils respectifs pour immortaliser ce moment. Pour Fifi, c'est fichu mais pour la vidéo, Doudou réussit à les suivre tout le temps de leur fuite. Magique !

On a emprunté une petite route touristique entre Kylesku et Lochinver. Elle ne laisse passer qu'une seule voiture et tous les 50 - 100 mètres, il y a des "passing place" (sorte de mini-parking qui permet de laisser passer la voiture d'en face ou de derrière). Rien que pour cette route, le voyage vaut le détour. Cependant, c'est assez difficile d'accès et plus long que ça en a l'air. 

On a traversé des villages (voir des hameaux) perdus au milieu de nulle part mais toujours intégrés dans un cadre paradisiaque. Quid des services indispensables (docteur, alimentation, école, travail...) ?

A midi, nous arrivons à "Point of Stoer". Une petite route sinueuse et assez similaire à ce que l'on connaît déjà nous amène au phare. En chemin, on aperçoit la mer déchaînée, le ciel gris menaçant ainsi que le vent et la pluie qui font même peur aux montons : ils se cachent à l'abris dans des renfoncements.

Arrêtés sur le parking, nous décidons de manger dans la voiture en attendant la fin du déluge (grelon et pluie très froide). Notre amie Suzette la mouette se terre dans un abris proche de la voiture. Elle semble être blessée de la patte gauche.

Avant même de prendre notre dessert, le soleil tente une percée à travers les nuages. Nous sortons précipitamment pour voir de plus près cette pointe. Sur le parking le vent souffle déjà, mais lorsqu'on s'approche du bord de la falaise, il redouble de violence et nous déstabilise complètement lorsque nous prenons photos et vidéos.

Les vagues s'éclatant au pied de la falaise, des gouttes portées par le vent atterissaient sur nous. L'apothéose arrive lorsque nous montons au phare, un vent extrêmement fort nous fais chavirer (la faute à la typologie du terrain). Nous longeons, proche de la mer, les charmants petits villages de Stoer et Clachtoll entourés de prairies d'un vert sur-saturé.

Un arrêt supplémentaire lorsque l'on voit un château en ruine sur le Loch Assynt (Ardvreck Castle). Une petite langue de sable l'y rejoint au milieu du Loch. Malheureusement la pluie et le vent font que le passage est impraticable sans botte. Dommage mais le site est quand même merveilleux.

Nous reprenons une route plus commune, en direction de notre ville d'arrivée : Torridon. Beaucoup de vent et de pluie, la route devient pénible pour Doudou avec la voiture qui fait des écarts à chaque grosse bourrasque. Nous faisons un arrêt prévu aux Falls of Measach (Gorges de Corrieshalloch). La pluie s'est arrêtée juste avant et nous profitons donc de la cascade pour nous promener.

Le pont en bois qui enjambe la gorge est très impressionant car le vide en dessous est profond et il bouge. Pas plus de six personnes en même temps ! Plus loin, une passerelle surplombe la gorge avec une vue sur la cascade. On continue le circuit vers un autre point de vue sur une autre cascade. Les couleurs de l'automne sont flamboyantes.

Dernier effort pour terminer la route jusqu'à Torridon. Les derniers kilomètres sont plus difficiles avec la nuit qui tombe et la fatigue. Arrivés dans le petit village, nous trouvons rapidement le camping municipal et l'auberge de jeunesse. Le premier est hélas fermé (les toilettes n'ont pas été nettoyés et ne le seront pas avant quelques temps). Nous optons donc pour l'auberge de jeunesse que nous avions repéré la veille. Elle est juste à côté.

Gros blocs de ciment blanc, des murs très épais et un style américain pourrait très bien convenir pour une base militaire. D'ailleurs, des rangers y séjournent habituellement pour sauver les randonneurs en détresse.

Petit repas simple (pâtes au ketchup) et café chaud termineront notre soirée.

vendredi, octobre 24 2008

Jeudi 23 Octobre - 6eme jour

Réveil douillet dans le lit chaud (on avait quand même mis trois couettes et le chauffage était allumé à nos pieds toute la nuit). Du coup, on est sortit du lit à 8h30 seulement. Petit dej sommaire puis petite balade sur la digue qui relie une rive de Kyle of Tongue à l'autre. Il est tôt mais le vent nous "porte" presque. On se rend qu'il fait pas froid du tout mais les nuages ont l'air bien installés.

Nous prenons l'ancienne petite route qui contourne le Kyle of Tongue. 15 km de bonheur pour nos yeux, c'est un réveil en douceur. Nous n'avons croisé aucune voiture sur le chemin, nous étions seuls avec les montagnes. Pas de moutons en plein milieu de la route mais certains sur les bas côtés de la route quand même.

Nous nous enfonçons dans les routes montagneuses et nous faisons un arrêt rapidement décidé suite à une vue impressionante en hauteur : une presqu'ile s'avance sur le Loch Eriboll, les vagues turquoises lèchent la langue de sable. Arrivés sur site, on décide de faire une petite manoeuvre pour placer la voiture dans le sens aérodynamique. Le vent est tellement fort qu'on ne veut pas faire un tonneau !

On sort rapidement en faisant attention à ce que les portières ne se transforment pas en hachoir humain. C'est là qu'on se rend compte de la puissance des éléments. Nous avancons jusqu'à une architecture étonnante : 3 voûtes disposées comme un viaduc sont tournées vers la mer mais on comprend que cela cache quelque chose. C'est en s'éloignant du site que l'on comprendra qu'il s'agit en fait d'un fort niché au centre même de cette presqu'ile et dont on voyait seulement les portes.

Doudou s'aventure sur un ponton et il teste la force du vent : il se penche et le vent le porte et il s'envole... euh non, il reste très penché grâce  au vent continu. Sur la route, le paysage est toujours aussi désertique, sauvage, magnifique (les mots ne valent rien...). En bas d'une descente de 15%, des perdrix (ou des faisans) apparaissent sur la route. Celle-ci était devenue pour elles un terrain comme un autre.  

Plus loin, lors d'un autre arrêt, nous aperçevons une jolie plage, un ciel gris et un arc-en-ciel en devenir. Nous sommes accueillis par des canards (des colverts comme par chez nous) et les moutons nous entourent.

Nous arrivons à présent aux Smoo Caves. Pour atteindre la principale grotte, quelques minutes suffisent. La grotte était sympa, surtout avec une chute d'eau à l'intérieure. Elle servait d'abris aux vikings dans des temps reculés. C'est l'heure du miam-miam, on suit un chemin qui part des Smoo Caves vers une pointe très ventée, mais on arrive à s'abriter au pied des rochers. On fait les sa.ndwichs et on les mange devant l'immensité de l'océan.

On est obligé de déménager pour s'abriter d'une forte pluie passagère. On regagne la voiture et on monte sur Durness à quelques centaines de mètres pour s'arrêter pour une pause internet. Un parking nous offre deux points d'accès wifi. Après quelques manoeuvres pour une meilleure réception, nous nous installons pour une heure de mise à jour du blog (photos et résumés des deux derniers jours).

S'en suit un enchaînement de petites déceptions : on se dirige vers un point que nous avions noté "Faraid Head". La ballade s'avère trop longue et la journée touchait déjà à sa fin. Nous visitons quand même le cimetière de Balnakeil avec sa chapelle en ruine. On reprend la voiture en direction de l'embarcadère de Cape Wrath et nous passons devant le Balnakeil Craft VIllage (une ancienne base militaire réhabilitée en village d'artisans) que l'on décide de ne pas visiter.

L'embarcadère ne propose plus la traversée à partir de fin Septembre. Nous tirons un trait dessus. Retour à Durness pour s'installer au camping de la ville. Manque de pot, le vent se lève vraiment et bien qu'avertit par le guide du routard, le terrain s'avère beaucoup trop venté pour notre petite tente. Après quelques tergiversations, nous trouvons le Lazy Crofter Bunkhouse moins cher qu'une auberge de jeunesse mais qui fournit les mêmes services.

Un couple y est déjà installé. Les propriétaires ne sont pas là, il faut les appeler mais nous décidons d'aller au SPAR d'en face pour nous donner un coup de main. Ils demandent à un jeune de les appeler. Nous achetons par la même occasion quelques victuailles : une pizza et du nutella entre autre !

Finalement installés dans la chambre nommée "Whisky", nous dormirons avec deux autres femmes en bas de lits superposés. Il fait encore jour, on pose nos sacs et on part pour un bout sur la plage de la ballade de "Faraid Head". Le temps se dégrade rapidement. Après quelques centaines de mètre, on s'aperçoit de notre connerie : c'est la tempête. Le vent emporte le sable à une vitesse hallucinante et c'est lorsque l'on décide de faire demi-tour que l'on comprend notre erreur.

Le sable lancé à vive allure est cinglant, le vent nous empêche de nous tenir debout. La pluie nous mouille entièrement (tout ça pour 250 mètres seulement). Nous revenons finalement à la voiture sain et sauf. Arrivés à l'hôtel, la tempête est à son comble. Nous dégustons notre pizza et préparons le voyage du lendemain.

jeudi, octobre 23 2008

Mercredi 22 Octobre - 5eme jour

Après un réveil difficile (on s'est donné un bonus de 15 minutes), nous plions bagages et nous laissons le camping aux petits lapins de Wick. En direction de John O'Groats, le paysage qui défile est hétérogène : tantôt beau temps, tantôt pluie (nuages bien gris presque noir, type apocalypse) avec des arcs-en-ciel éphémère bien éclatant qui annonçait le retour du soleil.

Sur John O'Groat, nous bifurquons vers Duncansby Head. La route qui mène au phare est clairement une route de montagne posée sur une colline. Nous sommes seuls au phare de la pointe. Le phare en lui même n'est pas exceptionnel mais le paysage sur 360° est époustouflant. Des falaises rocheuses nous attirent sur la droite et nous nous engageons pour 45 minutes à sautiller dans l'herbe et les excréments des moutons tout en levant le nez pour admirer les deux pics en avant de la falaise.

Sur le retour de la balade, un énième arc-en-ciel apparaît et, première fois que nous voyons cela, nous prouvons presque palper son pied droit : magique ! (pas de trésor ni de Winnie avec son pot de miel).

Sur le chemin qui nous mène à Dunnet Head (le point le plus haut en latitude de l'Ecosse), un majestueux prisme de lumière nous fait l'honneur de tremper son pied droit dans le mer juste devant nos yeux.

Cette fois-ci, quelques visiteurs nous ont précédés. A gauche du parking, un point de vue incroyable : des pointes rocheuses assaillies par les vagues et un vent tel que des gouttes d'eau remontent de la falaise pour nous retomber dessus. Il faut dire que c'est ici qu'il y a un des courants les plus forts du monde et les vagues peuvent atteindre jusqu'à huit mètres.

D'ailleurs à ce sujet, les fenêtres du phare de Dunnet Head se trouvent être régulièrement les victimes de cailloux projetés par la mer déchaînée. Plus haut, un beau point de vue nous attendait. On a fait le plein de beaux paysages panoramiques.

Pour repartir vers Thurso, Fifi décide de tester la conduite à gauche jusqu'au prochain parking. Sur cette route monofile, Doudou peut enfin apprécier les lacs qui parsèment le paysage. Fifi roule un petit peu plus que prévu et s'arrête judicieusement sur un parking à la suite d'une vue sur une grande plage battue par les vagues.

Un petit picnic au bord de cette plage à admirer les rouleaux et nous voilà repartis vers Thurso, que nous passons rapidement.

Nouvel arrêt imprévus à cause d'une belle vue. FIfi copilote trouve facilement la route à prendre et nous voilà encore sur une toute petite route. Il s'agit de la plage et du port de Dounreay. Au premier arrêt près des toilettes (fermées donc Fifi se retiendra), Doudou découvre que la plage juste devant nos yeux est en fait un site connu pour récupérer les poussières métalliques radioactives d'on ne sait où. Ne serait-ce pas les rejets de la centrale nucléaire de Dounreay ? La provenance n'était pas inscrit sur la brochure explicative mais on peut s'en douter...

On file un peu plus loin jusqu'au port pour voir les gros rouleaux au travail. Quelques surfeurs se font la main sur ces grosses vagues. Le téléobjectif était de sortie. La digue du port donnait un superbe avant-poste aux éléments déchaînés.

Dernier arrêt : Strathy Point. Le chemin qui mène au phare est entouré de collines verdoyantes et de moutons. Là encore, une belle vue, la force de la mer, le vent cinglant mais en bonus le modèle réduit d'un phare au milieu d'un petit lac.

Prochain arrêt, l'auberge de jeunesse (youth hostel) ou à défaut le camping. La route ne fut pas évidente; beaucoup de cattle grid (grille à bétail qui empêche les troupeaux de franchir ce point). Le temps s'assombrit vraiment pour la première fois de la journée. Une éclaircie nous montre quelques hauteurs enneigées.

On trouve cette magnifique auberge de jeunesse à Tongue. Elle est rustique et rouge en apparence. Coup de chance ou conséquence directe de sa situation géographique (le nord), une chambre double (même plus) est libre. La chambre a une belle vue, des fauteuils en cuir et est très classe. 
Le reste est du même acabit : rustique mais refait dernièrement et confortable.  La cuisine est immense, on se sent un peu con à faire nos pâtes ici (d'habitude c'est le réchaud juste devant la tente qui nous les fait !). On regrette de ne pas avoir acheté une pizza ou quelque chose de plus intéressant au SPAR à Tongue.
Seul bémol : la chambre est froide car face au vent et comme nous n'avions pas réservé elle n'a pas été chauffée auparavant.

On profite de ce luxe pour prendre une douche, récharger les batteries des appareils, trier quelques photos, et préparer les prochains jours.

Mardi 21 Octobre - 4eme jour

La nuit en camping n'est pas si mal que ça. Seule la température nous oblige à dormir habillé (parfois en double épaisseur) dans le duvet. Cette nuit nous avons tenté d'accrocher nos duvets ensemble pour voir si la chaleur humaine a du bon. La prochaine nuit nous allons tester séparé. Mais en gros, hormis les pieds, tout le monde a survécu.

Il est 7H lorsque nous nous levons et en une heure, nous sommes lavés, habillés (on l'était déjà en fait) et la tente est pliée. Nous partons en direction de Portmahomack pour aller voir le 3ème plus grand phare d'Ecosse. Sur la route nous aperçevons les premiers monts enneigés. Une belle surprise pour Fifi et une moins bonne pour Doudou qui ne peut les regarder correctement (ben oui faut faire attention à la route).

Nous arrivons à destination vers 10H45. Nous garons la voiture près de la plage sur un parking et nous partons, bonnet, gants et écharpe sur nous. Le vent souffle alors très très fort. Nous essayons dans un premier temps de trouver le chemin qui mène au bout de la côte sur le phare. Nous demandons à deux personnes (un facteur et sa factrice) la route. Nous y étions presque.

Et nous voila sur la route du Phare, que nous ne voyons pas encore. 1H45 plus tard, nous sommes à son pied mais le temps n'est pas trop avec nous. Nous déjeunons contre un rocher pour nous cacher du vent et de la pluie glaciale mais le paysage est vraiment très joli. Surtout lorsque le soleil nous fait l'honneur de sa présence.

En repartant, le vent soufflait tellement fort qu'il fallait gérer cette force en plus dans le choix de nos pas. Sur la route du retour, nous demandons à une personne si il connaissait en gros la température : "La voiture indiquait 10°C mais avec l'aide du vent, on peut facilement arriver à 5°C."

Nous décidons alors d'hâter le pas pour rentrer. Une heure plus tard nous regagnions la voiture. Notre prochaine destination est Wick mais nous allons nous arrêter au château à Golspie, sur le chemin. Premier arrêt dans le petit bourg, deux jeunes ados écoutent bruyamment de la musique dans leur voiture. Nous fuyons. Le château est un peu plus loin (le temps est à nouveau à la pluie). Nous découvrons le monument sous un vol de feuilles d'arbres...

Nous sortons tout de même pour mieux apprécier la vue et descendons vers la mer pour voir l'autre côté du château. Selon Fifi, il ressemble un peu à un château de princesse (sauf pour le rose qui manque un peu). Nous remontons très vite dans la voiture en direction de Wick. La route est fabuleusement belle avec des grands champs verts entourés de pierres qui longent la mer. Puis des montagnes à la verdure un peu marron apparaissent.

Nous nous garons quelques minutes pour que Doudou puissent aussi mieux apprécier la vue. Nous arrivons à Wick vers 17H40 et trouvons rapidement le camping ("Riverside"). Le gardien est très gentil et la place nous revient à 8£. Nous apercevons des petits lapins sauvages, ce sont un peu les seuls habitants du camping aujourd'hui.

Nous installons la tente puis partons nous réchauffer en visitant la ville à pied. Ville ouvrière, l'endroit est un peu mort. Nous repartons en voiture pour capter un petit wifi dans la ville. Au bout de la deuxième tentative c'était bon. Nous rentrons enfin à la tente et dégustons un délicieux plat de pâtes - ketchup. Une nouvelle nuit un peu fraîche s'annonce.

mardi, octobre 21 2008

Lundi 20 Octobre - 3eme jour

La longue nuit de sommeil prévue n'a pas été de tout repos pour Doudou. Un Nigérien n'a eu de cesse de s'agiter et de lire (lumière allumée) pendant au moins une heure. Durant toute la nuit il se retournait toutes les trois minutes sans finesse. FIfi quant a elle a plutôt bien dormie mais une nuit de dix heures était apparemment trop longue. Du coup, elle s'est levée à 7h30 au lieu de 8h comme prévu.

Petit déjeuner et douche effectués, nous partons à pied à la recherche d'une petite bouteille de gaz et d'un accès internet gratuit (à la bibliothèque d'aberdeen d'après le routard). Les choses s'enchainent plutôt bien dès le départ puisque nous trouvons un gentil homme persévérant qui nous aide à trouver le magasin d'équipement de camping (Millet's). Puis nous nous aperçevons que la bibliothèque de la ville est à quelques pas. En chemin nous trouvons quelques pièces laissées là. Et puis... à la bibliothèque ça se gate.

Le poste en accès libre est un IMac (première génération) et le navigateur n'est plus à jour ce qui nous empêche d'accéder aux sites voulus. Nous repartons dépités, nous jurant de trouver un accès wifi un peu plus tard coûte que coûte.

Nous repartons de l'auberge de jeunesse en direction de Dufftown. Le soleil est avec nous tout au long du voyage (une heure), Doudou a sérieusement amélioré sa conduite (il pense presque comme un anglais maintenant) et nous nous réjouissons de trouver rapidement la distillerie Glenfiddich. Un homme en kilt nous accueille pour la prochaine visite gratuit de la distillerie.

Avec quelques personnes en plus, nous commençons par un petit film très bien tourné avec 6 traductions de langues. Le style holywoodien du film passe bien. Puis notre guide (une femme de type irlandais) nous fais poursuivre la visite. Nous parcourons les différentes salles et nous nous impregnions des effluves très odorantes du Pur Malt !

Nous finissons par une dégustation gratuite. Non seulement cette petite visite était gratuite mais en plus à la fin, ils ne nous placent pas dans la boutique de souvenirs (nous ne savons toujours pas où elle se trouvait d'ailleurs). A recommander donc !

Comme il se fait un peu faim, nous nous dirigeons (Doudou pas très droit) vers le petit bourg pour acheter du pain. La boulangère nous sert finalement une sorte de pain de mie (White bread) très acceptable. Nous déjeunons dans le parc du petit bourg.

Nous reprenons la voiture en direction d'Inverness. Le temps s'est un peu gâté et il pleut par intermittence. Nous arrivons près d'Inverness vers 16H et gagnons directement le camping que nous avions repéré. Le gardien arrive quelques minutes après (coup de chance) et nous prenons notre emplacement près d'un bras de mer. Le soleil fini par se montrer et iradie la côte d'en face juste pour son coucher.

Petite ballade puis on tente un piratage de wifi des mobiles home alentours (eh oui, beaucoup ont internet). Dès la première tentative, cela fonctionne et nous surfons pendant une petite heure. Là encore, l''internet que le gentil gardien nous proposait était d'un autre âge.

De retour à la tente où la température a bien baissé, nous allons manger nos pâtes et filer dormir en se blotissant l'un contre l'autre pour se réchauffer.

lundi, octobre 20 2008

Dimanche 19 Octobre - 2ème jour

Réveillés à 8 heures, nous sortons nous réchauffer en marchant autour du magnifique lac au-dessus duquel nous dormions. Il s'agit en fait d'une réserve naturelle abritant plusieurs colonies d'oiseaux et d'autres animaux.

Revigorés, nous repartons en direction des bourgs alentours à la recherche d'un café pour le petit dej.
Finalement, chemin faisant, nous arrivons à Perth où nous nous arrêtons acheter quelques victuailles à TESCO, le supermarché où ils font la vie moins cher (surtout le dimanche !).

Pas de bouteilles de gaz, ni de salades fraîcheurs (carottes, taboulé...) mais des tranches de poulet spécial burger et des baguettes de pain "françaises" (french finesse). Les fruits sont pesés en caisse et les clients peuvent payer leurs articles seuls (caisse automatique). Pour petit-déjeuner (il est quand même 11h), nous optons pour du pain-confiture devant des matchs de soccer sur un immense terrain vert entourés d'arbres.

S'en suit une petite découverte de la ville de Perth qui s'avère être un joli petit coin. De retour à la voiture, nous envisageons l'itinéraire suivant : nous passerons par Dundee (Fofar, Brechin, puis Montrose) pour arriver à Stonehaven dans un premier temps puis pour rejoindre Aberdeen.

A Stonehaven, nous découvrons un très joli chateau en ruine (Dunnottar Castle) qui a servi pour la réalisation du film "Hamlet".  Très venté et peu de parking, un extérieur à visiter gratuitement (l'intérieur coutait une douzaine d'euros) et des plages de magnifiques galets bruyants qui l'entoure.

Nous reprenons alors la voiture en direction d'Aberdeen avec pour objectif de trouver l'auberge de jeunesse de la ville. Avec une orientation un peu hasardeuse mais chanceuse, nous trouvons rapidement la bonne rue.
L'auberge a encore quelques chambres simples mais nous serons séparés pour dormir chacun avec des étrangers de sexe identique (ben oui, les filles avec les filles et les garçons avec les garçons) !

Petite ballade pas très loin dans le centre d'Aberdeen, grand café Starbuck (incontournable pour Fifi) et plat de pâtes en guise de repas. Petite déception pour le net, dont l'accès est temporairement indisponible. On prépare l'itinéraire du lendemain puis on part se coucher pour une longue nuit de sommeil.

Samedi 18 Octobre - 1er jour

Accompagnés d'une partie de la famille Delezir, nous sommes arrivés à l'aéroport de Rennes à 16H30.
Une fois les bagages enregistrés et les aurevoirs terminés, nous passons au contrôle des bagages à main.
Nous avons tous les deux sonnés au détecteur : Fifi pour sa ceinture et Doudou pour ses chaussures que
nous avons respectivement enlevé. Une petite fouille du sac à Doudou et nous passions définitivement
dans la zone d'embarquement.

Notre avion (un Bombardier 522 à hélices Flybe) arrive alors bruyamment sur le tarmack. Nous embarquons
quelques minutes après. A peine assis, l'avion décolle. Dès le départ, l'accent écossais de l'hôtesse et du
commandant nous déroute car nous ne comprenons qu'un mot sur trois.

Le vol se déroule sans turbulence. Fifi retouche ses photos pendant que Doudou s'emmerde en lisant le
magazine commercial "Uncovered" de la compagnie.

Une heure trente plus tard, nous nous préparons à l'atterissage qui se déroula lui aussi sans accroc.
Petite frayeur à la douane pour Fifi qui découvre que son passeport est périmé d'un an. Heureusement,
sa carte d'identité valide son entrée sur le sol Ecossais.

On récupère les bagages et on s'offre notre premier sandwich à 3.25 £ (soit environ 4.30 €) et notre premier
macciato à 1.97 £ tout petit et tout plein de mousse. Enfin nous récupérons la voiture de location. Fifi ne pourra pas conduire vu qu'il faudrait rajouter 85 £ en contrepartie. Par contre, nous avons pris l'assurance
rachat de franchise qui s'élève à 7.50 £ / jour soit 75 £ mais qui nous permettra en cas de dégats sur la voiture
de ne payer que 100 £ de caution.

Pour retrouver notre voiture (il faisait noir), nous avons fait appel a deux aimables agents de police pour
comprendre qu'en fait il fallait prendre un bus gratuit pour rejoindre le parking des voitures louées. Nous la
trouvons alors rapidement et découvrons une jolie petite citadine noire (Peugeot 107).

Doudou se prépare alors a prendre les rennes de l'engin totalement inversé. Petit plantage dès le départ niveau orientation, mais ce n'était rien comparé à la suite. Premier détour à l'approche d'Edimbourg, puis
second au bout de 20 minutes dans la mauvaise direction. Enfin un dernier pour trouver l'entrée du pont qui
nous emmènera vers Dunfermline.

Notez tout de même que pour une première à gauche, de nuit et fatigué, nous ne nous sommes pas trop mal débrouillés pour l'orientation. Lorsque nous repérons un endroit pour dormir, nous cherchons alors un parking
indiqué 1 Miles pour stationner pour la nuit. Après une première erreur, nous descendons dans une courte allée en pente qui menait vers un champ. Au moment où nous voulons faire demi-tour, la voiture s'embourbe
du fait de  l'herbe mouillée.

Petite (grossssse !) frayeur pendant dix minutes, mais grâce aux conseils avisés de manoeuvres de Fifi et de
l'execution parfaite de Doudou, nous récupérons le plein contrôle de notre voiture. Finalement nous trouvons
le fameux parking qui s'avère être désert. Nous nous couchons rapidement dans notre duvet. Ces dernières
heures ont été pleines de tension et de stress, nous nous écroulons.

Une heure plus tard, une voiture arrive sur le parking, Doudou aperçoit un projecteur et pense tout de suite à une voiture de flics. Ils éteignent le projecteur. Pendant ce temps-là, Doudou réveille Fifi et recherche ses lunettes et les clefs pour pouvoir ouvrir. Le policier s'approche de la voiture avec une lampe et Doudou ouvre la porte :

- Policier : Hey Hi !
- Doudou : Hi !
- Policier (embêté) : Are you ok ?
- Doudou : Euh yes...
- Policier : Ok, good night.

Et ils s'en vont rassurés et nous complètement réveillés. Sur ce nous passons une nuit pleine de crampes pour Fifi et agitée pour Doudou : moralité, la peugeot 107 n'est pas une twingo !

vendredi, octobre 17 2008

Les préparatifs

Pour partir en Écosse, soit on prend le télé-transporteur, soit on est bon nageur, ou enfin on peut tout simplement prendre l'avion.

Réservé 2 mois à l'avance, chez flybe, le billet nous a couté 466 euros aller-retour pour deux personnes.

Comme l'Écosse c'est grand et plutôt désert (dans sa partie nord-ouest), on s'est dit qu'une voiture ne serait pas du luxe... Du coup, l'agence Budget Car va nous louer pour 200 euros (154 GBP ) une petite Twingo toute mignonne.

Quant à l'hébergement pour le dodo du soir, ce sera les auberges de jeunesse, les campings, les hôtels, la voiture voir même chez l'habitant !

Voilà pour les généralités. Nous partons avec nos deux gros sacs de rando pour les randonnées dans les Highlands (si on peut, on s'en fera de deux jours), un petit sac rando pour les choses légères et le sac super-génial de Fifi qui range dedans un ordinateur portable, un reflex et ses nombreux objectifs.

Au niveau de l'équipement particulier, nous apportons le nécessaire de camping (sans la bouteille de gaz, trop dangereux en avion), à savoir : tente, popotes, sacs de couchage ultra-light, tapis de sol.
Pour nos appareils électriques (téléphones mobiles, ordinateur portable, caméscope, reflex) nous avons pris un inverseur de tension (oui je sais...) qui permet d'avoir une prise 220v bien de chez nous dans la voiture via l'allume-cigare. Nous n'avons pas non plus oublié le convertisseur de prise UK > FR.

Enfin, concernant les fringues, rien de bien spécial, seulement des bonnes polaires, vestes chaudes et chausettes pour ne pas avoir froid.

Bon allez, hop, il faut finir les sacs. Le prochain billet risque d'être fait depuis l'Écosse !

Tour de l'Ecosse en 10 jours !

Que se passe-t-il ici ?

Nous voila partis pour une aventure de dix jours tout autour de l'Écosse.
Vous allez pouvoir nous suivre tout au long du périple via ce blog.

Qui peut bien avoir une idée aussi bizarre ?

Moi Fifi, championne du bizarre depuis déjà 3 ans, elle excelle dans la bêtise quotidienne.
Lui, Doudou, champion du bizarre depuis seulement 2 ans, il préfère les expériences et les défis que seul un mac gyver padawan peut relever !

Pourquoi l'Ecosse ? 

Et pourquoi pas ? L'Écosse, nous l'avons rencontrée via divers films ("Made of Honor" avec Patrick Dempsey alias Docteur Mamour pour le dernier)
et on s'est dit, pourquoi pas ?

Pourquoi maintenant ?

Première raison, nous n'avons pas pris de grandes vacances cet été et ça commence à se faire sentir. La deuxième, on s'est dit que l'automne en
Écosse, ça doit détonner !

A bicyclette ?

On a hésité, mais la voiture nous semblait plus confortable et on allait pas supporter le guidon a gauche !
La voiture de location nous attends samedi soir à l'aéroport (nous avons pris une twingo pour éviter trop de changement).

C'est quand le départ ?

Samedi 18 Octobre, notre jet privé nous attend à 18h15 à l'aéroport de Rennes St Jacques...